Le Point | le 11 janvier 2021

L’initiative africaine pour lutter contre la désertification du Sahel pourrait bénéficier d’un soutien financier à l’issue du sommet sur la biodiversité, à Paris. 

La Grande Muraille verte au Sahel.

Si la pandémie de Covid-19 a agi comme un révélateur des faiblesses structurelles du continent africain, elle a aussi démontré ces derniers mois les capacités de résilience d'un secteur clé pour des millions d'Africains : l'agriculture. Le pari était loin d'être gagné au mois de mars dernier, lorsque les premiers cas gagnaient le continent africain. Et, comme dans d'autres domaines, l'Afrique n'a pas affronté la crise de la même manière. Les inquiétudes quant à une famine des populations sont montées dès la décision prise par plusieurs dirigeants de la fermeture des frontières. La manière dont l'Afrique a finalement résisté explique pourquoi ce secteur fait l'objet de toutes les attentions. Alors que s'ouvre ce lundi 11 janvier à Paris une nouvelle édition du One Planet Summit, tous ces acteurs du secteur font montre de résistance et d'optimisme. En prime, c'est bien un projet africain majeur, la Grande Muraille verte, qui est au cœur de cette rencontre internationale organisée en concertation avec les Nations unies et la Banque mondiale. « En quinze ans, l'initiative de la Grande Muraille verte a connu des hauts et des bas », reconnaît Emmanuel Macron à l'ouverture des débats et avant le début du sommet consacré à la biodiversité, avec pour objectif de relancer une diplomatie verte mise à l'arrêt par le Covid-19...

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