Comment vous est venue l’idée d’entreprendre ?

Ce projet est à l’intersection de ma vie professionnelle et de ma vie personnelle. J’ai passé dix ans à la Société Générale, connaissant bien la banque et ses services, je me suis aperçue de deux choses : premièrement, il était devenu beaucoup moins difficile de créer un produit bancaire et de travailler sur des innovations d’usage ; deuxièmement, il n’existait aucune solution dédiée aux jeunes adolescents en France qui y associait leurs parents en tant qu’éducateurs. En effet, les acteurs du secteur avaient occulté le fait que ce sont les enfants nés avec un smartphone à la main qui vont impulser les nouveaux usages bancaires. Mes fils, aujourd’hui âgés de 6 et 9 ans, ont aussi joué un rôle dans la création de Xaalys. Un jour, mon aîné m’a expliqué qu’il comptait s’acheter un vélo avec le billet de 5€ que je lui avais donné suite à la perte d’une dent de lait ! En discutant avec une amie, mère d’un adolescent, j’ai eu la confirmation que les jeunes avaient globalement assez peu de notion sur la valeur et la gestion de l’argent. Par conséquent, j’ai donc décidé de créer une solution que j’aimerais moi-même utiliser en tant que maman, afin d’accompagner mes enfants à gagner en autonomie.

Comment s’est passé votre processus de levée de fonds / recherche de financement ?

C’était chronophage. Il y avait un besoin poussé de convaincre et de faire adhérer mais finalement je retiens surtout des échanges avec un écosystème et des acteurs qui ont eu la capacité d’embarquer et de valoriser toute la valeur intrinsèque du projet.

Entreprendre en 3 mots

Énergivore, passionnant, débordant.

Comment interprétez-vous le fait d’être issue de la diaspora ? Une richesse ? Un frein ?

Un long sujet. La qualité intrinsèque d’un projet entrepreneurial ne se détermine pas en fonction de la couleur de peau et/ou de l’origine du porteur mais davantage sur sa capacité à incarner et adresser un besoin identifié sur un marché, condition sine qua non de réussite.