© Maki Manoukian

Comment vous est venue l’idée d’être chef ?

J’ai longtemps voulu être interprète de conférences. En maîtrise, j’ai dû abandonner l’idée pour des raisons familiales. Lorsque j’ai eu l’opportunité de reprendre cette voie-là quelques années après, j’ai préféré embrasser ma deuxième passion : la cuisine.

Citez un plat typique du Bénin et votre plat préféré à cuisiner.

Un plat typique du Bénin qui peut être apprécié par n’importe qui est le amiwo poulet.

Pour ce qui est du choix de mon plat préféré à cuisiner, c’est plus dur, il y en a pleins ! Je dirais peut-être le gari foto, que vous voyez sur la photo ci-dessous.

Citez une difficulté que vous avez rencontrée à travers votre parcours professionnel.

L’accès aux prêts.

Quel est votre plus grand succès en tant que chef ?

Je pense d’abord à l’obtention des deux toques au Gault&Millau et au prix Jeunes Talents 2015. Je pencherais cependant plus pour le fait que 10 ans à peine après avoir commencé, je crois avoir réussi à me faire une place dans le paysage gastronomique marseillais et un tout petit peu à l’échelle nationale.

Prochain challenge, l’Afrique subsaharienne !

Un message à transmettre ?

Je suis noire et fière de l’être ! Béninoise avant tout, je me sens également très Marseillaise et Française. Toutes ces cultures, et bien d’autres, font de moi ce que je suis et influencent ma cuisine.

Cependant, dans la décennie à venir, après avoir fait la part belle à la Provence, c’est à mon Bénin natal que je souhaite rendre hommage derrière les fourneaux. Il est temps que le monde prenne conscience que l’Afrique regorge d’une multitude de produits et de cuisines qui n’ont rien à envier à aucune autre, bien au contraire. Pour ma part, ça commence avec Le Goût de Cotonou, publié aux Editions Ducasse, dans lequel je présente quelques recettes de mon enfance à Cotonou.