Quel est votre parcours ?
Youness Abogaïsse Kpaïbe Tshowa-Mbuyi de mon vrai nom, je suis né à Orléans. Je suis d’origine ivoirienne, congolaise et malienne, et j’ai vécu 6 ans en Angleterre.

Je suis diplômé d’un BEP et Baccalauréat professionnelle de cuisine au Lycée Saint Louis à Montargis. Après avoir travaillé en tant que chef cuisinier pour différents restaurants tels que Le « 1728 » ou encore Le LouLou au Musée du Louvre, je suis aujourd’hui chef consultant et conseiller des privés ou professionnels qui veulent ouvrir leurs entreprises culinaires. Je propose également mon service de traiteur à domicile, et le concept « déjeune chez Chef Abogaïsse. »

Comment vous est venu l’idée d’être chef ?

L’idée d’être chef m’est venue très jeune, puisque dès mes 7 ans je commençais à suivre sa mère en cuisine pour l’aider à confectionner des mets pour nos proches. C’est important que la cuisine soit riche en saveurs, couleurs et goûts.

Quelle est, selon vous, la plus grande spécialité culinaire en Côte d’Ivoire, en RDC et au Mali ?

Je pense que la plus grande spécialité de Côte d’Ivoire et un plat nommé garba. C’est constitué de semoule de manioc appelée attieke avec du thon grillé. Il s’agit d’un plat populaire bien qu’il soit principalement consommé par la classe moyenne. Pour la RDC ça serait le pondu, cette sauce à base de feuilles de manioc qui s’accompagne aussi bien avec du riz que de semoule. Et pour finir la plus grande spécialité du Mali serait le mafé, cette sauce à base de pâte d’arachide qui est souvent accompagné de tô (une pâte de maïs, sous forme de purée) ou de riz.

Et quelle est votre grande spécialité ?       
Parmi mes diverses spécialités, mon plat signature est le choukouya d’agneau ou de volaille en papillote. Ce plat consiste à faire braiser la viande au feu de bois puis de terminer la cuisson a l’étouffée dans des papillotes hermétiques afin de conserver le côté juteux et fondant de la viande.

Djoumble Foutu

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre concept « Déjeune chez Chef Abogaïsse »

Le concept « Déjeune chez Chef Abogaïsse » a été mis en place pour déguster des mets signatures dans un cadre privilégié, aussi bien personnel que professionnel tout en respectant les mesures de restrictions liées à la Covid-19.

Quelles difficultés avez-vous rencontré sur votre chemin ?                

La principale difficulté rencontrée sur mon parcours a d’abord été l’acceptation de faire de la cuisine un métier à mes parents. Ceci n’a pas été facile, et il a fallu persévérer et prouver qu’être chef cuisiner est un métier noble.

Quel est votre plus grand succès, votre plus grande fierté dans ce métier ? 

Ma plus grande fierté est « journalière ». Pour moi, donner du plaisir tous les jours à des clients qui consomment ma cuisine est une satisfaction sans comparable. A ça j’ajouterais le fait d’avoir une bonne influence sur d’autres restaurateurs. Enfin, le fait d’être reconnu pour mon travail est une fierté professionnelle.