Comment vous est venu l’idée d’entreprendre ?

J’ai très tôt été convaincu que le continent africain a d’énormes potentialités à faire valoir. Je voulais être un créateur de richesses plutôt que d’être simplement un consommateur. Je voulais explorer les terrains dits glissants et peu fréquentés, peu abordés dans les pays africains. C’est ainsi que j’ai orienté ma formation vers un domaine qui me permettrait à la fois de nourrir ma passion et d’entreprendre. Après mon Master en Relations internationales sécurité et défense, j’ai décidé de m’investir pour créer de la richesse pour moi et pour les autres. D’où l’idée de me spécialiser en Economie sociale et solidaire (ESS).

Grâce à toutes ces connaissances acquises et à la pluridisciplinarité des études que j’avais faites en Sciences politiques, j’ai réussi à me faire une place dans plusieurs firmes françaises telles que Total, AXA, Crédit Agricole, Société Générale et Safran, en tant que spécialiste RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises). Après cinq années d’expérience acquise auprès de ces entreprises, je m’étais résolu à mettre mon savoir-faire au service de mon continent, l’Afrique. C’est de là que j’ai créé ma propre entreprise afin d’accompagner d’autres entreprises locales et étrangères à intégrer la RSE dans leur stratégie globale.

Un bon souvenir de votre parcours entrepreneurial.

Le souvenir qui a le plus marqué ma mémoire pendant mon parcours de jeune entrepreneur social est le moment de mes premières négociations d’affaires. C’étaient de très bons instants qui m’ont d’ailleurs donné l’envie de poursuivre, avec la confiance de savoir que j’étais sur le bon chemin.

Entreprendre en quelques mots.

Pour moi, entreprendre c’est oser. C’est avoir le courage d’aller vers des personnes qui peuvent paraître a priori inaccessibles. C’est également ne pas avoir peur ou honte de frapper à des portes.

Pour résumer, entreprendre fait appel à l’audace, au courage, à l’action et à la ténacité.

Comment interprétez-vous le fait d’être issu de la diaspora ? Une richesse ? Un frein ?

Savoir que je viens de la diaspora est pour moi une richesse, un élément différenciateur. Car cela me permet d’avoir une double culture. Cette double culture, qui donne la capacité de comprendre les réalités locales dans nombre de pays africains, est d’ailleurs l’un de mes arguments commerciaux et de négociation face à mes clients.